jeudi 9 mai 2013

Fable : le pêcheur, le dauphin, la truite, les "gobis"...

Un pêcheur, maire de son état sentant et s'entendant sa fin prochaine s'interrogeait sur son bilan, sur sa descendance....

De sa jeunesse il se rappelait se surprendre à rêver de baleines, de pêche au gros, de thons, d'espadons, de bonites...il se voyait tel le tartarin faire la une et les podiums, affichant ses trophées, paradant ses succès, le sourire satisfait...

De sa jeunesse, il se rappelait aussi la constante et frénétique passion qu'il avait à fréquenter la seule boutique de son quartier à la devanture rose flamboyante, son fournisseur d'asticots exclusif...prodigieusement appelée "chez PS" et  il pensait alors PS = pêche spectaculaire.

Il l'adorait sa boutique, la chérissait et au détour des ses achalandages passait un temps infini à
- découvrir et manipuler telle canne spécialisée pour ferrer du plus gros au plus petit
- telle mouche pour berner les plus vieux et les crédules
- tel appât pour gruger les plus sceptiques, tel autre leurre à utiliser en "toutes circonstances"

Il se délectait également d'ouvrages spécialisés, écrits d'une seule et même idée, d'un seul et même auteur le rendant spécialiste que dis je expert ou aveugle d'une seule et même obsession "mystifier tous les poissons". Parfois même il se rêvait à penser, investi d'une mission quasi divine ou mystique, de devoir se lancer dans une croisade de sauveur de l'humanité, du bien et de l'intérêt public grâce à ses pêches nourricières

Mais la vie est bien, cruelle et de grandes pêches il n'y eut point.
Les hasards de l'existence l'amenèrent à échouer dans une contrée sans rivière, ni lac, loin de la mer avec pour spécialité locale la mourguette....
Contre mauvaise fortune, il ne cédât point s'enquit d'une autre espèce à pêcher, mais celle là sans écaille.
Il n'avait pas appris l'art du leurre pour ne pas s'en servir.
De ses lectures de la bibliothèque rose, il ne retint que quelques mots...mais jamais les chiffres, quelques dogmes...mais jamais la contradiction.

Durant quasi deux décennies, il dépensa sans compter, construisit frénétiquement ici, la bas, en haut, en bas, à plat... chaque jour inlassablement il répétait les mêmes erreurs mais qu'importe, sourd à la grogne qui montait, il n'entendait ni l'orage, ni la foule courroucée...
...et avec le temps, la mourguette disparut
...puis un orage violent précédé d'un tonnerre assourdissant lui déboucha les "esgourdes".

Il comprit que c'était la fin, il entendait désormais cette foule qu'il lui croyait acquise...s'insurger des rues en impasse qu'il avait tant multipliées, si peu éclairées, aux trottoirs absents ou délabrés, du stationnement impossible, de la mort et de l'absence cruelle de commerces, d'équipements.
Il entendit gronder la foule de ses lotissements et constructions toujours plus entassées, nombreuses et incohérentes qu'il avait "laissé faire",.
Il entendit, gronder la foule d'autant d'impôts payés...
Il entendit, gronder la foule de ses animations culturelles moyen ageuses décalées...
Il entendit, gronder la foule des ses projets incongrus avec telle glacière au coût pharaonique, tel groupe scolaire au budget explosé avec son chauffage défaillant, tel parking réservoir destiné à drainer les eaux pluviales et situé sur les hauteurs...tel projet de collège tantôt prés du groupe scolaire, puis prés du canal, puis sur la colline...telle maison de retraite qui parce qu'elle ne viendra jamais au final n'en sera plus une et privera les enfants de leur équipement sportif déporté loin, plus loin...de tel nouveau règlement d'urbanisme ne projetant pas le village dans un projet d'avenir mais dans le chaos et renforçant les constructions là où elles sont déjà trop nombreuses, rendant des zones au "naturel" sans que ses habitants soit associés, multipliant les COS si différents et les contraintes si ubuesques que plus personne n'y comprenait que mais....

Alors,  à l'heure de ce bilan qu'elles étaient loin ses illusions de jeunesse...
Dans un sursaut, il se mit donc en quête de lèguer ce lourd fardeau, ce bilan impossible à assumer...
Dans un sursaut il se remémora les préceptes que lui avait enseigné la lecture de sa bibliothèque rose "chez PS" et tel tartarin revigoré, nettoyât sa plus belle canne, fît briller et reluire sa plus fine mouche, monta son esche le plus subtil, un ver "américain" ....et miracle ....

La pêche fut miraculeuse...UN DAUPHIN...une espèce rare.
Sourire radieux, il le présenta à la foule, il fit la une des journaux... présentait à qui voulait bien l'entendre son poisson. Il devait être le chef de ban, celui qui devrait en attirer d'autres pour emplir sa banaste.
PATATRA...mauvaise pêche, le mammifère paraissait si emprunté que ses congénères le fuyait...
Mauvaise pêche. Le poisson fut congelé.
N'en déplaise, il ne saurait se décourager, têtu et obstiné....et tel tartarin de nouveau  revigoré, nettoyât de nouveau sa plus belle canne, fît briller et reluire une mouche spéciale  et  monta cette fois un ver d'eau douce...
Plutôt que la grande bleu, le gérant de la boutique "PS" lui conseilla de viser la truite.

C'est ici que la fable se gâte...ce qu'il ne savait pas c'est que
-  "PS" ne voulait pas dire pêche spectaculaire
- que le siège social de cette société de Parisiens situé rue de solférino, désabuse tous ses clients...
- que la boutique marseillaise locale est empétrée dans des imbroglios juridicos, megalos vomitifiants....
- que les poissons qu'elle vous envoie ont de l'apparence, mais ne sont que de simples "gobis", truffés d'arrêtes, de ces poissons indigestes dont l'ingurgitation laisse sur les entrailles de ceux qui les consomment des blessures fiscales, économiques, sociétales... terribles.

Alors, cher pêcheur "méfi" il ne faudrait pas que la truite que le patron de la boutique Marseillaise essaye de vous  fourguer soit
- d'origine vauclusienne et ait ses intérêts si loin du village
- n'ai jamais cherché à s'y installer, ni même comprendre son fonctionnement
- ne doive se déplacer entre la rue carnot et les pinèdes qu'avec un GPS.
- n'assiste à aucune manifestation, ni ne consomme lançonnais...parce qu'elle n'y vit pas...
- ne sache pas compter au point d'avoir porté à prés de 5 millions d'euros en 5 ans soit multiplié par 2 les dépenses de personnel de la commune mettant le porte monnaie des lançonnais a sec...
- n'ai d'intérêt que dans le compléments indemnitaire que lui procure ses fonctions...

 Un pêcheur, maire de son état sentant et s'entendant sa fin prochaine s'interrogeait sur son bilan, sur sa descendance...pourvu qu'il entende ...

vendredi 22 février 2013

Plus dur sera le reveil...et la chute !

La conjoncture nationale étant morose, un récent article d'un quotidien national titrait "Comment réduire le déficit: les collectivités locales " Le Monde.fr21.02.13

Vous trouverez ci après un extrait : "Le gouvernement fait face, depuis le 19 février, à de nouvelles prévisions de croissance en baisse, alors que la Commission européenne doit publier ses propres chiffres vendredi. L'exécutif a admis la semaine dernière que l'objectif de maintenir le déficit à 3 % du PIB en 2013 était impossible à tenir en l'état. Pour éviter une sanction de Bruxelles, le gouvernement examine diverses pistes pour faire des économies ou engranger des recettes. Le Monde.fr répertorie les grandes mesures sur lesquelles le gouvernement pourrait prendre position dans les jours et les semaines à venir.
>> Lire l'épisode 1 : "Fiscaliser les allocations familiales" >> Et l'épisode 2 : "La taxation des retraites"

EPISODE 3 : LES COLLECTIVITÉS LOCALES PONCTIONNÉES
Le contexte : 
- Ce n'est pas la première fois que des économies sur les dotations des collectivités territoriales sont envisagées. En 2011, les transferts et les concours de l'Etat s'élevaient à 99,5 milliards d'euros ... En septembre dernier, l'Etat avait annoncé que les dotations seraient baissées de 750 millions d'euros en 2014, et 750 millions de plus en 2015. Un manque à gagner de 2,25 milliards d'euros qui vient s'ajouter au gel des concours financiers pour l'année 2013 (qui sont donc restés au niveau de 2012). 
-De l'autre côté, les finances de ces collectivités locales sont scrutées de près depuis longtemps. 
Le déficit des départements a notamment été pointé dans le dernier rapport de la Cour des comptes. "L'examen de l'évolution des différents postes de dépenses et de recettes montre que le statu quo n'est pas possible", constatent les sages...
La mesure envisagée : 
- Malgré la mauvaise santé financière des départements, l'Etat envisage d'augmenter les économies dans le domaine des collectivités locales... Les collectivités verront leurs dotations diminuer de 1,5 milliard d'euros en 2014, et encore de 1,5 milliard supplémentaire l'année suivante (pour une baisse cumulée de 4,5 milliards d'euros en deux ans). >> Lire : "Les collectivités locales mises à la diète" Cet argent servira à financer 15 % du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, consenti aux entreprises par le gouvernement.
Le débat : 
- "La raison de cette baisse contribuer au redressement des finances est difficile à contester, mais pas facile à accepter", explique le porte-parole PS de l'Association des régions de France (ARF)... Le président de l'Association des maires de France (UMP), est lui très remonté contre cette annonce. "L'Etat cherche de l'argent partout, donc il ponctionne les collectivités. Ce n'est pas une voie d'avenir !" ...mais l'opposition se fait assez discrète sur le sujet. Les élus locaux de droite n'ont pas oublié que dans son projet pour 2012, l'UMP avait prévu de baisser les dotations de 10 milliards sur cinq ans.


Alors, quelle ne doit pas être notre stupéfaction quand dans la propagande municipale il est annoncé par nos élus locaux un "catalogue" de projets d'investissements lancés sur la commune. 

Que faut il en comprendre :

- Il n'est pas responsable à la veille de la fin d'un mandat d'engager la commune. La succession sera douloureuse à assumer
- L'impact pour les lançonnais sera double mais l'effet pas immédiat c'est à dire :
  • les projets lancés maintenant par propagande électoraliste auront un impact sur les finances locales après 2014. Donc ils ont beau jeu de communiquer aujourd'hui 
  • Le département est dans une situation financière alarmante, pour faire face ce seront les taux de nos impôts locaux et fonciers qui augmenteront en 2014 et 2015 ... après les municipales ! 
- La situation de la commune sera insupportable :
  • La commune a démontré par le passé son incapacité à tenir les budgets des programmes d'investissements. Le coût final des projets à toujours été supérieur à ce qui était annoncé au lancement. 
  • Les dépenses de fonctionnement de la commune (personnel et charges de fonctionnement) atteignent des taux records jamais connus sur le village, largement supérieurs à la moyenne nationale et aux communes de même taille. 
  • La capacité d'autofinancement de la commune est nulle, il faudra emprunter...et donc rembourser
  • Les projets sont évalués en investissement (mais sans expertise contradictoire),  les conséquences sur les dépenses de fonctionnement ne sont pas chiffrées et donc encore moins présentées. Il faudra pourtant chauffage, électricité, entretien, nettoyage, surveillance, encadrement....pour tous ces équipements...Le budget de fonctionnement de la commune ne le supportera pas. 

Ne soyons pas dupes, la propagande municipale ne doit pas masquer les insuffisances. Nous bénéficions pas d'un "micro climat économique" exceptionnel sur la commune. 

Plus dure sera la chute...mais plus terrible encore le réveil et la succession...

samedi 9 février 2013

Illusions démagogiques...

Vous avez découvert, la stupéfiante prose municipale avec le "lançon Info" de février qui tente une apologie de la pseudo vertueuse gestion municipale.
Que lit on :    ...au cours de le cérémonie des voeux "présidée" par ...
"M. le Maire a souligné la maîtrise des finances communales et  intercommunales ;
- pas d’augmentation du taux des impôts locaux depuis 2008 et pas non plus en 2013 ;
- maintien des subventions aux associations ;
Je vous invite simplement à exhumer vos avis d'imposition qui vous montrerons :
- qu'ils sont, chaque année, en augmentation soit par la réévaluation des bases locatives soit par l'évolution des taux...ça n'augmente pas pas..mais ça augmente quand même ! 
- que les taux de la commune restent parmi les plus élevés de France, une performance non pas héritée du passé, mais le fruit des mandats successifs du maire actuel
Que lit on encore, un florilège, une élucubration de projets qui tend à nous faire croire que cette équipe travaille à l'amélioration des équipements du village. Cette liste au père noël, veut nous faire croire qu'il s'agit d'une efficiente programmation, d'un projet savamment orchestré, financé et planifié.

Ne vous méprenez pas, il s'agit simplement du catalogue pré électoral.
Les faiblesses sont si criantes les voila conduit à s'en remettre aux promesses, à la litanie de projets débridés.
- La station d’épuration des Baïsses, ...une arlésienne de compétence intercommunale, en discussion et négociation avec la municipalité de Berre depuis voilà plus de ...et déjà sur le mandat précédent était évoquée...
- La construction de logement Locatifs à Sibourg...un programme de logement sociaux, sur une ZAC oubliée et délaissée. Un dossier préparé sans aucune concertation avec les riverains, ni même le CIQ mis devant le fait accompli...et sans que soit prévues les conditions qui permettent le désenclavement du quartier, l'accessibilité aux services, aux commerces, une adaptation des transports publics....
Il ne s'agit pas d'un programme d'aménagement cohérent, mais simplement pour la commune acculée par son retard dans son taux de logement sociaux et sous la menace d'une amende, de se sortir dans les pires conditions, d'une position inconfortable...
- La politique, d'aménagement et d'accessibilité au logement, restera comme une ratage indélébile des trois derniers mandats. Un paysage défiguré, des programmes empilés de façon anarchique...mais bien au delà une politique d'accessibilité inexistante, un foncier spéculatif et hors de prix.
Il eut été si simple, avec un peu de courage et de volonté d'offrir un cadre de vie cohérent, structuré et abordable pour "TOUS".

- La construction d’une maison de retraite... comment ne pas évoquer le dogmatisme et les atermoiements de ce projet plusieurs fois évoqué, jamais instruit et dont les contours à venir plongeront encore les lançonnais dans la frustration.
Par choix "politique", les lançonnais sont privés d'un tel équipement sur la commune depuis des années. Toujours le même dogmatisme qui conduit à deux travers,
- Priver délibérément les lançonnais d'équipements
- Réaliser, lorsque la décision est imposée, avec un poids financier insupportable pour la commune, une cession du patrimoine communal bradé et des charges de fonctionnement en inflation et payées par les contribuables
 - L'aménagement de la cave coopérative en noyau majoritairement commercial ; 
Comment oser écrire cela  quand on sait le fond du projet, ses incohérences, son montage.
Non, ce ne sera pas la "dominante" du projet.
Les faiblesses, pour ne pas dire le désintérêt manifesté pour le soutien à l'économique apporté par nos élus locaux conjugué aux problèmes d'accessibilité, de circulation, de stationnement du village rendent illusoire cette option. Ces 3 derniers mandats ont vu s'éteindre régulièrement le commerce local.
- Programme de construction de logements locatifs pour atteindre la norme...
Effectivement...il s'agit bien d'atteindre une norme ... après être resté  prés de 17 années sans rien faire ...et désormais, coûte que coûte..vaille que vaille...on va bétonner !
Les tares de l'aménagement communal se sont aggravées de l’empilement de projets d’urbanisme....
Ils nous garantissent que cela va continuer... Cessez donc, ce massacre de notre cadre de vie
Le PLU était l'occasion d'une refonte de l'aménagement global et cohérent du village
 Alors de grâce, n'aggravez plus la situation et laissez la place

Ce catalogue de pré campagne, n'est pas un projet pour le village.
Il constitue une accumulation de promesses orientées par une dogmatisme et une idéologie éculés.
 En élus responsables, nous aurions apprécié une présentation :
- d'un plan d'aménagement global de notre territoire qui pose ou propose un schéma de circulation cohérent, une identité pour le village avec une requalification du centre ancien, un programme d'aménagement pluri annuel ordonné du logement, des zones de vie, de loisirs, d'économie ...une politique en somme de soutien à l’économie locale assise sur
- un plan de financement et des études d’impact sur les finances locales, sur la dette, sur le budget de fonctionnement, sur les charges...
comme souvent...on promet...puis on compte...et le réveil à toujours été douloureux...

mardi 29 janvier 2013

Finances locales ...ce n'est pas moi qui le dit !

Vous trouverez en cliquant sur le lien ci dessous, les chiffres clés de la commune et leur stupéfiante évolution notamment au cours de ce terrible mandat.
  •  Nous n'avons eu de cesse que d'alerter et sensibiliser sur cette inquiétante situation.
  • Le maire et son équipe, n'ont eu de cesse que de réfuter voire même ignorer continuant à multiplier les projets et décisions qui à l'avenir aggraveront cette situation.
  • plus troublant, je n'ai que peu ou rarement pour ne pas dire jamais entendu "l'opposition officielle" sur ce sujet pas plus que les prétendants déclarés
Alors sur ce sujet comme sur d'autres, il faut du courage, de la compétence et un projet qui redonne au village les moyens de son ambition. Cette équipe nous a prouvé quelle ne savait pas faire, quelle réagissait avec des méthodes, des préoccupations, des priorités "d'un autre temps".
Le rétablissement de la situation économique et financière de la commune AVEC des PROPOSITIONS et des MESURES CONCRÈTES sera un axe de notre projet. Sans une vision et des mesures, comment proposer une politique sociale, associative, culturelle ouverte, accessible et plurielle... ne cédez pas à la démagogie des illusions....
Si d'ores et déjà vous voulez participer, savoir, contribuer...Lançon d'Abord est à votre écoute, Vous attend!


 Le lien
http://www.journaldunet.com/business/budget-ville/lancon-provence/ville-13051

Quelques explications :
Onglet Endettement 
L'endettement d'une commune s'évalue au 31 décembre de chaque année en fonction de deux critères : l'encours de la dette, qui représente la somme que la commune doit aux banques, et l'annuité de la dette, qui équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année.
 Sur les deux aspects (encours et annuité)
- Vous noterez la spectaculaire progression.... et ne vous laissez pas abuser par la décrue....tous les projets ont été gelés....
- Vous noterez  que le ratio par habitant est de 50% supérieur à la moyenne nationale

 Onglet Recettes
Les recettes qui alimentent le budget d'une commune sont réparties en produits de fonctionnement et en ressources d'investissement.
-Les produits de fonctionnement (impôts locaux, dotations versées par l'Etat, produits de l'exploitation de cantines, de salles des fêtes, etc.) permettent d'assurer le fonctionnement courant des services communaux. - Les ressources d'investissement (emprunts, subventions, etc.) constituent les recettes qui visent, d'une part, à financer les investissements réalisés par la commune et, d'autre part, à rembourser le capital des emprunts qu'elle a contractés.
 Lançon-Provence : produits de fonctionnement en 2011*

MontantMontant par habitantMoyenne nationale par habitant
Total des produits de fonctionnement9 934 000 €1 223 €866 €
Impôts locaux3 619 000 €446 €291 €
Autres impôts et taxes680 000 €84 €60 €
Dotation globale de fonctionnement1 586 000 €195 €216 €

 Les chiffres sont éloquents, vous connaissez les taux des "Taxes foncières et d'habitation records" de la commune et le discours d'auto satisfaction municipal avec le "les taux cette année n'augmentent pas"
...et pour cause, quand je vous dis fiscalité confiscatoire...    
Vous noterez "les dotations de fonctionnement" qui englobent le soutien d'aggolopole. Un ratio de nouveau défavorable à la commune
 
Onglet dépenses 
Les dépenses d'une commune se répartissent en deux catégories : les charges de fonctionnement et les emplois d'investissements. Les charges de fonctionnement comprennent les dépenses courantes permettant d'assurer le fonctionnement des services communaux (rémunération des personnels, dépenses d'entretien et de fourniture, etc.) et de payer les intérêts de la dette. Les emplois d'investissement correspondent aux opérations en capital affectant le patrimoine communal (travaux d'équipement, acquisition de bâtiments) et le remboursement d'emprunts.
 Que dire, si ce n'est pointer la situation affligeante : 
- les charges de personnel 3 fois supérieures à la moyenne nationale. On peut regretter qu'il n'y ait pas une courbe de progression, vous auriez de nouveau remarqué la spectaculaire trajectoire de ce mandat !
-autres achats :  de 50% supérieurs et sans raison hormis l'absence de maîtrise 
- et bien évidemment la "charge financière" également défavorable    
Lançon-Provence : dépenses  de fonctionnement en 2011*

MontantMontant par habitantMoyenne nationale par habitant
Total des charges de fonctionnement9 461 000 €1 165 €669 €
Charges de personnel5 247 000 €646 €232 €
Achats et charges externes2 813 000 €346 €204 €
Dépenses de contingents59 000 €7 €70 €
Charges financières312 000 €38 €23 €
Subventions versées631 000 €78 €34 €























































jeudi 27 décembre 2012

Carnaval à lançon...rien ne semble changer...

Février 2012 en prévision du défilé du Carnaval je faisais un point sur notre actualité et en me relisant je reste atterré de l’inefficacité de la politique conduite par cette équipe.  Que d'errements, que de choix approximatifs, que de décisions prises en dépit de l'intérêt public et de la bonne gestion de nos finances locales.

A l'aube de cette année 2013, la seule réjouissance ou lueur d'espoir pour le village sera qu'il s'agit de la dernière année pleine du mandat et peut être celle de la lucidité? 
Ils pourraient ne pas oser aller au bout de leur dévastateur projet de réhabilitation de la cave coopérative ou même encore surseoir à l'approbation de ce dramatique PLU...
Ils pourraient renoncer à aggraver les nuisances, à empiler les tares qui paralysent notre village. Mais ne rêvons pas...

Seule une nouvelle équipe, rendue légitime par le projet pour TOUS les lançonnais quelle saura présenter permettra au village de prendre une virage plus égalitaire, d'offrir une nouvelle identité avec un cadre de vie amélioré.

C'est de renouveau dont le village à besoin, de nouvelles compétences, d'une nouvelle ambition autour d'un projet fédérateur qui projette notre commune dans une ère nouvelle. 

Nous vous le soumettrons, 
Ce projet, avec Lançon d'abord sera le votre !

"Le 19 février une nouvelle édition du carnaval aura lieu à lançon...On pourrait s'en réjouir, mais nous avons une chance inouïe, car à la réflexion, je me disais qu'en fait l'édition n'est pas annuelle mais quasi mensuelle avec le spectacle de nos conseils municipaux...
Qui voit-on?
- un « char » municipal délibérations qui défilent toutes plus bariolées et cocasses
- un flot « de confettis » de justifications avec leur lot de pirouettes, de réponses évasives
- un « manège » de délibérations tantôt financières pour aggraver dépenses, dettes ou tantôt d’urbanisme réputées pour leurs nuisances.
- une « parade » de l'opposition « officielle » à la traîne du char municipal.
Le thème de cette année 2012...La Magie
- Premier tour :       « Passe-passe » :           Le vote du budget  
On nous expliquera que la gestion est saine en affiche même un exercice avec un excédent. 
Les secrets de ce tour :  
  • Aucun projet d’investissement conduit sur la commune en 2011, tout a été gelé
  • Report exceptionnel d'un budget annexe vers le budget général. C'est à dire qu’encore une fois,  on intégrera un produit « exceptionnel » - la vente de terrains à la Coudoulette - non pas pour financer le développement économique, le dynamisme commercial (sa vocation)  de la commune mais pour boucher les trous
-Second tour « Illusions »:              
La réhabilitation du Centre ville et le projet de réaménagement de la cave qu'on nous expliquera comme indolore pour la commune. 
Plus que de la prestidigitation cela relève du miracle. 
Un projet truffé de "charges" que les contribuables devront assumer! 
Mais pire encore un projet sorti, tel un lapin du chapeau, qui ne s'inscrit dans aucun programme de réaménagement ou de mise en valeur global du village. 

- Troisième tour « Magie contorsionniste » :     
Tiré du Lançon Magazine propagandiste ressuscité où il s'agit de nous faire passer des vessies pour des lanternes.  On peut y lire :  "Pour pallier la carence de l’aménageur du quartier la Coste, la Commune a dû procéder, enfin, à la terminaison des travaux de viabilité des résidences la Coste et la Coste 2.  
Un aménageur choisi qui se voit confier un troisième permis de construire alors qu'il doit plus de 400 000€ à la commune, épongés par les contribuables...du grand ART.

- Quatrième tour "Mirages" :      
Toujours tiré du Lançon Magazine propagandiste une pleine 15eme page vante l’injustifiable et fait l'apologie du PLU.
Qu'y lit on ?  
« .....D’abord favoriser la constructibilité dans les « dents creuses » (ce terme désigne les terrains existants en zones urbaines, qui sont peu ou pas bâtis) »
« .... favoriser la mixité sociale qui s’exprimera par la mise en place de servitudes, et par la mise en place d’emplacements réservés »
« ...En matière d’urbanisation, l’essentiel de l’effort communal portera donc sur des opérations d’ensemble, aux dimensions maîtrisées, comme la cave coopérative, la sortie nord de l’agglomération (en face du quartier des Pinèdes) et au nord du quartier des Roquilles (en bordure du canal EDF !)... »

Une chance inespérée pour notre commune... ces miracles, illusions, artifices...prendront fin bientôt...

mercredi 12 décembre 2012

Incoherents....mais c'est pas nouveau

Ci dessous un article de La Provence qui met en lumière la gestion approximative de notre agglopôle.
N'oublions pas que cette vénérable et inutile institution est présidée par 17 vice présidents ( tous les maires de 17 communes sont vice présidents...) fraîchement indemnises....

L'article met notamment en exergue une politique fiscale punitive pour les contribuables.
Une politique fiscale délibérée qui privilégie la ponction non pas pour l'investissement, mais simplement pour reverser de conséquentes dotations aux communes.
Dotations " sur gonflées" a la veille de futures municipales.
La fiscalité au profit de la dépense de fonctionnement plutôt qu'une volonté de réduire la pression et la facture du contribuable...
L'article:

L'agglo envisage de faire marche arrière toute sur la taxe professionnelle

Le front de la résistance en appelle toutefois à une "manifestation pacifique" le 17 décembre

Plus de demi-mesure ! Les trois coups de ce coup de théâtre ne sont toutefois pas encore officiellement frappés...

Lundi soir, les maires ou les représentants des communes d'Agglopole Provence, réunis en bureau, ont finalement acté le scénario d'une "marche arrière toute" pour revenir aux premières bases de la taxe CFE (cotisation foncière des entreprises), celles de 2011, avec effet rétroactif.
De fait, le conseil communautaire, qui devait avoir lieu le 10 décembre à Lançon, a été repoussé au 17 décembre afin d'en étudier toute la viabilité économique et de l'acter pour de bon, ou pas. L'agglo serait ainsi prête à s'asseoir sur les 2,1 millions d'euros que la hausse de la CFE lui aurait rapportés entre 2011 et 2012, ce qui l'obligera inévitablement à raboter son budget qui s'élève à 75 millions d'euros ou à faire des économies.
Ayant eu la main lourde en fixant les bases à leur seuil maximal il y a plus d'un an (6000 euros au lieu de 2000 euros), l'agglo envisageait jusqu'alors de seulement couper la poire en deux pour calmer la grogne du monde économique dénonçant une "gifle fiscale".
Près de 600 petits patrons du pays salonais, les plus touchés par la réforme fiscale, doivent encore, à ce jour, payer au prix fort ce succédané de la défunte taxe professionnelle: il leur est grosso modo réclamé une somme de 1965 euros, contre près de 660 l'an passé.
Criant au "péril économique" face au bond fiscal de plus de 300 %, l'UPE 13, les petits commerçants de l'Upacaps, la fédération du BTP 13, des experts comptables et des élus locaux (Nicolas Isnard, Michel Roux et Michel Straudo) s'étaient rapidement ligués pour lancer une contre-offensive sous forme de pétition.
Annonçant avoir fédéré près de 1000 contestataires, ils se sont réunis hier au son de la victoire, ayant beau jeu de se féliciter que la "voix de la raison ait été entendue" par les maires de l'agglo. Ils maintiennent toutefois leur appel à la manifestation, du coup décalé au 17 décembre, mais seulement sous une forme "pacifique" et symbolique: "On veut être sûr que chaque élu vote la baisse de la CFE, un vote qui doit faire l'unanimité, estime Eric Roussillon, président de l'UPACAPS.
Il n'est pas question que l'on se satisfasse d'un marchandage de demi-mesure. Nos entreprises ne peuvent pas payer de telles sommes sans mettre en péril l'emploi ou même leur survie." "On doit aussi s'assurer que les bases ne seront pas réaugmentées dans les prochaines années, considère pour sa part Nicolas Isnard. Les collectivités doivent apprendre à faire plus ou autant avec moins."
Ce qui est bien le nerf de la guerre. Hier, Michel Tonon, président d'Agglopole Provence, n'a pas souhaité ni infirmer ni confirmer le nouveau scénario d'un retour de la base à sa valeur initiale (2000 euros), ce qui nous a en revanche été assuré par plusieurs autres maires de l'agglo. "Nous avons acté, par principe, une baisse de la CFE, indique seulement Michel Tonon. Nous devons encore en tirer toutes les conséquences car il y aura un manque à gagner. On se réunira à nouveau en bureau le 10 décembre pour en discuter."
L'une des pistes privilégiées serait de diminuer l'aide aux communes. C'est pourquoi, selon nos informations, certains maires n'auraient accepté, ce lundi, que du bout des lèvres de faire marche arrière sur la CFE... pas forcément emballés de revoir à la baisse leurs investissements à l'approche des municipales, mais sentant plus que tout le risque politique à payer d'avoir à affronter durant des mois la colère des petits commerçants.